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Niger: 10 soldats tombés, 15 blessés et 41 terroristes neutralisés dans une double attaque dans la zone de Samira (Tillabéri)

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(Echos du Niger 5 juillet)L’armée nigérienne a annoncé que dix (10) soldats ont été tués et quinze (15) autres blessés suite à une double attaque, dans la matinée du vendredi 04 juillet, qui a visé les positions des forces de défense et de sécurité (FDS) de Bouloudjounga et Samira, dans le département de Gothèye, région de Tillabéri. Selon le ministère de la Défense nationale, les soldats en poste ont vigoureusement réagit aux attaques simultanées, ce qui a permis de neutraliser au moins 41 terroristes et de récupérer plusieurs motos et armes de guerre. Une opération aéroterrestre de ratissage a été aussitôt engagée dans la zone située à l’Ouest du pays, vers la frontière burkinabé, où les attaques des groupes armés terroristes (GAT) notamment le JNIM et l’EIGS, se sont de nouveau amplifiées ces derniers temps contre les FDS et les populations civiles.

Dans le communiqué publié dans la soirée, le ministère de la Défense nationale a annoncé que le vendredi 04 juillet 2025 aux environs de 5H50, les positions avancées des FDS de Bouloudjounga et de Samira, dans le département de Gothèye, ont été “les cibles simultanées d’une attaque menée par une horde de plusieurs centaines de mercenaires”. Selon la même source, les FDS ont immédiatement réagit pour une “riposte énergique et bien coordonnée”, et  “des renforts ont été ainsi déployée sur zone”. Aussi, “une opération aéroterrestre  de ratissage a été engagée afin de traquer les auteurs de cette attaque”, a annoncé le ministère de la Défense nationale qui fait état d’un bilan de dix (10) soldats tombés au front ainsi que quinze (15) blessés dont neuf (09) évacués pour une meilleure prise en charge.

Coté ennemi, précise la même source,  “41 mercenaires ont été neutralisés, 10 motos récupérés, une dizaine de motos détruites, 10 fusil AK 47 et une mitrailleuse 12.7 récupérés”.

Au nom du Président de la République, Chef de l’Etat et Chef suprême des Armées, le ministre d’Etat, en charge de la Défense nationale a saisi l’occasion pour  présenter ses condoléances les plus émus aux familles des victimes et souhaiter un prompt rétablissement aux blessés. Le général d’armée Salifou Mody a également tenu  à “rassurer les populations nigériennes de la détermination inébranlable des FDS pour poursuivre ce noble combat pour la souveraineté”. Par ailleurs, il a invité l’ensemble du peuple nigérien, “de continuer de prier pour le repos de tous les martyrs sur toute l’étendue du territoire nationale”.

Recrudescence des attaques terroristes contre les FDS et les populations civiles

Situé sur la rive droite du fleuve Niger, dans la région de Tillabéri, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale, le département de Gothèye, fait face depuis quelques mois à une amplification des menaces sécuritaires avec la multiplication des attaques terroristes contre les positions de l’armée ainsi que les populations locales. Le village de Samira, situé dans la même zone, abrite depuis 2004 la Société des mines du Liptako (SML), la seule mine d’or industrielle du pays. 

La situation sécuritaire s’est dégradée dans la zone depuis 2017 avant de constater une certaine accalmie en 2022 puis depuis 2023, les attaques ont repris de plus belle.

En mai dernier, huit (08) travailleurs de la mine d’or de Samira ont été tués la semaine dernière dans l’explosion de leur véhicule touché par un engin explosif improvisé (IED) dans cette région situé dans la zone dite des « trois frontières« , aux confins du Niger, du Mali et du Burkina Faso, et qui est un véritable repaire pour les terroristes sahéliens affiliés à Daesh et Al Qaïda.

Pour sa première sortie hors de Niamey, le Président du CNSP et Chef de l’Etat, le Général Abdourahamane Tiani, s’est rendu fin février à Samira auprès des troupes déployées dans la zone et a visité les installations de la mine d’or.

Dans cette zone, épicentre des violences, l’armée nigérienne mène des actions contre les groupes terroristes dans le cadre d’une opération appelée Niya (“Volonté”, en langue locale), forte de plus de 3.000 hommes.

Yacouba Barma (lesechosdungier.com)

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