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Niger: le juriste Dr Oumaria Mamane brillamment réélu au Comité pour la protection des droits des travailleurs migrants (CMW)

Dr Oumaria Mamane

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(Echos du Niger 25 juin)Le juriste nigérien Dr Oumaria Mamane, a été une nouvelle élu ce mardi 24 juin 2025 à New York, membre du Comité des Nations Unies sur la protection des travailleurs migrants et des membres de leur famille (CMW).  Une réélection hautement stratégique au sein d’un Comité clé des droits humains à l’ONU pour l’actuel conseiller du Président de la République et une belle consécration pour la diplomatie nigérienne d’autant que cette victoire a été obtenue face à une forte concurrence internationale. Conformément aux dispositions de la Convention de la CDW, l’ancien président de la Commission des droits humains et des libertés fondamentales (CNDHLF), Dr Oumaria Mamane va ainsi continuer à siéger comme expert indépendant au sein de cette instance des Nations Unies au sein de laquelle il a déjà fait deux (02) mandats de quatre (04) ans.

C’est une belle consécration pour la diplomatie nigérienne et l’ensemble de la Nation qui se voit ainsi honorée à travers un de ses dignes fils. Notre compatriote, Dr Oumaria Mamane, juriste et conseiller du Président de la République, a été une nouvelle fois élu au sein du Comité des Nations Unies sur la protection des travailleurs migrants et des membres de leur famille (CMW).

Selon la diplomatie nigérienne, “ce succès est le fruit d’un plaidoyer diplomatique rigoureux mené par le Ministre des Affaires Étrangères Bakary Yaou Sangaré, avec l’appui déterminant de la Mission permanente du Niger à New York”. En effet, s’est félicité la même source, “entre négociations bilatérales, mobilisation ciblée et stratégie offensive, le Niger confirme sa montée en puissance sur la scène multilatérale”.

Actuellement Conseiller du Président de la République, Dr Oumaria Mamane a déjà siégé au sein de cette instance des Nations Unies en charge de veiller au respect des dispositions de la Convention des Nations Unies pour la protection des travailleurs migrants et des membres de leur famille. Après un premier mandat de quatre ans, l’ancien Président de la Commission Nationale des Droits Humains et des Libertés Fondamentales (CNDHLF) et ancien conseiller principal à la Primature, a été réélu en juillet 2021 pour un autre mandat de la même durée.

Une institution clé des Nations Unies en matière de protection des droits humains

Le Comité pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille (CMW) est composé de quatorze (14) experts indépendants chargés de protéger les droits de millions de travailleurs migrants à travers le monde. Il a tenu sa première réunion en mars 2004.

Le CMW  pour tâches principales d’examiner les rapports des Etats-parties  et de formuler des recommandations sur la question des travailleurs migrants et des membres de leur famille pour chacun de ces États (articles 73 et 74 de la Convention) ; d’organiser des journées de débat général ; de fournir des interprétations du contenu des dispositions de fond de la Convention (observations générales) et de publier des déclarations, ainsi que des informations ou des notes d’orientation sur des thèmes en lien avec son mandat.

Le Comité est également disposé, dans certaines circonstances, à prendre en considération des plaintes ou communications interinstitutionnelles ou émanant de particuliers de la part d’États parties ou d’individus faisant valoir une atteinte aux droits en vertu de la Convention, une fois que dix États parties auront accepté ces procédures, conformément aux articles 76 et 77 de la Convention. Le Comité se réunit à Genève et organise généralement deux sessions par an.

Selon les données de l’ONU, plus de 280 millions de personnes, dont des travailleurs migrants, des réfugiés, des demandeurs d’asile et des immigrés permanents, vivent ou travaillent dans un autre pays que celui de leur naissance ou de leur nationalité. Nombre d’entre eux sont des travailleurs migrants. L’expression « travailleurs migrants » est définie au paragraphe 1 de l’article 2 de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, comme recouvrant « les personnes qui vont exercer, exercent ou ont exercé une activité rémunérée dans un État dont elles ne sont pas ressortissantes ».

La Convention innove en définissant les droits qui s’appliquent à certaines catégories de travailleurs migrants et à leur famille, notamment les travailleurs frontaliers, les travailleurs saisonniers, les gens de mer, les travailleurs d’une installation en mer, les travailleurs itinérants, les travailleurs employés au titre de projets, les travailleurs admis pour un emploi spécifique et les travailleurs indépendants.

Si la Convention reconnaît les droits des travailleurs migrants en situation irrégulière et des membres de leur famille, qui sont fréquemment exploités et confrontés à de graves violations des droits de l’homme, le Comité a pour mandat de surveiller la manière dont les États protègent et mettent en œuvre ces droits. À travers son travail, il vise à améliorer la vie des travailleurs migrants et de leur famille.

AY Barma (lesechosdunger.com)

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