Tchad: 18 morts et 17 blessés dans de nouvelles violences communautaires à Oregomel, dans le Moyen-Kebbi

Sécurité Société

(Echos du Niger 23 juin)Au Tchad, la série de violences communautaires se poursuit avec des victimes de plus en plus importantes parmi les populations. Le jeudi 19 juin dernier, un affrontement meurtrier s’est produit dans le village d’Oregomel, situé dans l’ouest de la province du Mayo-Kebbi. Selon le bilan communiqué le weekend par le gouvernement, dix-huit (18) personnes ont été tuées, dont des femmes et des enfants, ainsi que 17 autres blessés. À ce jour, précise la même source, vingt (20) suspects présumés impliqués dans les violences ont été arrêtés et mis à la disposition des autorités compétentes.

Dans une déclaration officielle, samedi dernier, le gouvernement tchadien a informé qu’un affrontement sanglant, le 19 juin 2025 dans le village d’Urgumel, dans l’ouest de la province du Mayo Kebbi, a fait 18 morts dont des femmes et des enfants, et en blessant 17 autres. Jusqu’à présent, 20 suspects ont été arrêtés, qui seraient impliqués dans ces incidents sanglants.

Sur instruction du Premier Ministre, l’Ambassadeur Allah Mai Helina, une délégation gouvernementale urgente a été envoyée sur les lieux de l’incident, dont le Ministre d’État, le Ministre de l’Administration régionale et décentralisée, M. Liman Mohamed, et le Ministre de la Sécurité Publique et de l’Immigration, M. Ali Ahmed Agbash, “pour évaluer la situation sur le terrain, apporter le soutien nécessaire aux familles des victimes, et réimposer l’ordre et le prestige de l’État”.

Le gouvernement a saisi l’occasion pour exprimer ses plus sincères condoléances aux familles des victimes avant d’ exprimer sa pleine solidarité avec les blessés et leurs familles. “Le gouvernement condamne aussi fermement ce cycle de violence, qui enfreint les valeurs fondamentales de paix et de coexistence au sein de la communauté tchadienne, et souligne sa ferme détermination à identifier toutes les personnes concernées et à les traduire en justice”, précise le communiqué dans lequel les autorités ont renouveler “leur engagement ferme à assurer la sécurité des citoyens dans tout le pays et à œuvrer sans relâche pour la paix et la cohésion sociale”.

Violences communautaires en série

Selon le gouvernement tchadien, suite à ces violences, vingt (20) personnes soupçonnées d’être impliquées, ont été interpellées et transférées à N’djaména la capitale pour répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes.

Ces derniers temps, les affrontements communautaires ne cessent de se multiplier entre différentes communautés dans le pays.

On se rappelle qu’il y a moins d’un mois, le 14 mai 2025, trente-cinq  (35) personnes ont été tuées et six (06) autres blessées dans un « affrontement violent »  dans le village Mandakao, localité située à 18 kilomètres de Beinamar, dans la province du Logone Occidental. Le gouvernement avait déjà à l’époque assuré que des mesures avaient été prises pour éviter ce genre de drame qui met à mal la cohésion sociale.

AY.Barma (lesechosduniger.com)