Insécurité: d’importants dégâts suite à une nouvelle incursion d’assaillants armés à Makalondi (Tillabéri)

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(Échos du Niger 8 avril)Dans la nuit du lundi 7 avril, aux environs de 1h, des assaillants armés ont mené une incursion dans le quartier “Bariki” de Makalondi, commune du département de Torodi, située à moins d’une centaine de kms de Niamey, vers la frontière burkinabé. Les assaillants ont dévalisé et incendié plusieurs boutiques avant de se replier, amplifiant la psychose au sein des populations dont beaucoup a préféré quitter le chef-lieu la localité ainsi que les villages environnants, pour se refugier à Torodi alors que d’autres sont mêmes arrivés dans la capitale pour fuir les exactions des groupes terroristes.

La nuit a été longue et le réveil assez brutal pour les habitants de Makalondi et particulièrement ceux du quartier “Bariki”, de cette commune située dans l’ouest du pays, dans la région de Tillabéri. Aux environs de 1h du matin de ce lundi 07 avril, des assaillants présumés membres des Groupes armés terroristes (GAT) qui sévissent dans cette zone des trois frontières ont mené une véritable razzia dans le quartier où ils ont dévalisé et incendié des boutiques et certaines habitations avant de se replier.

Ce matin, le constat a été des plus amers pour les propriétaires des commerces ainsi que les populations qui ont commencé à quitter la localité pour se réfugier vers Torodi et même la capitale Niamey, située à 96 kms à vol d’oiseau, comme nous l’ont confirmé des sources locales et sécuritaires.

Dégradation de la situation sécuritaire et aggravation de la crise humanitaire…

Il faut dire que depuis quelques mois et après des mois d’accalmie, on assiste à une recrudescence des attaques terroristes dans la zone qui fait frontière avec le Burkina Faso. En dépit des mesures prises par les autorités avec une intensification des opérations militaires et un déploiement des Forces de défense et de sécurité (FDS), la situation sécuritaire n’a cessé de se dégrader avec la multiplication des attaques et les menaces des GAT contre les populations.

Cette situation sécuritaire a amplifié la crise humanitaire avec des écoles et des centres de santé fermés, des villages et des champs désertés ainsi que des infrastructures économiques détruites. Ces derniers temps, les exactions des terroristes se sont amplifiées dans la zone avec des menaces contre les populations de plusieurs villages. Des menaces visiblement mises à exécution pour accentuer la pression en dépit des efforts des FDS de contenir la situation comme en atteste le massacre de Fambita, le 21 mars dernier, qui a fait 46 morts civils selon le dernier bilan actualisé.

En plus de ces attaques et des exactions contre les populations civiles, les GAT continuent de recourir aux engins explosifs improvisés (EEI) pour compliquer la tache aux mouvements des soldats déployés dans la zone. Aussi, les membres des réseaux terroristes semblent bénéficier de certaines complicités au sein de la population. La semaine dernière, l’armée nigérienne a par exemple annoncé avoir interpellé un important cadre du groupe terroriste JNIM, affilié à Al Qaeada, lors d’une opération menée le 03 avril dernier sur l’axe Torodi-Niamey, dans la région de Tillabéri.

Selon la même source, l’individu dont le nom n’a pas été divulgué, assurait un rôle important dans l’organisation de la logistique et du ravitaillement des réseaux terroristes actifs dans cette zone des 3 frontières où le suspect serait également impliqué dans plusieurs activités criminelles. Des armes, des stocks de vivre ainsi qu’une forte somme d’argent ont été trouvés en sa possession ainsi que dans un jardin qui servait de base de repli et de logistique pour les terroristes.

Yacouba Barma (lesechosduniger.com)