(Echos du Niger 5 mars) Au mali, les incidents survenus à Kokoyo le 29 janvier 2025 avec 10 personnes morts dans l’effondrement d’une mine d’or artisanale et à Bilalikoto le 14 février 2025 avec 46 morts ne sont toujours pas passés en travers de la gorge des autorités. Après que le Président de la Transition, Assimi Goïta, a ordonné une action gouvernementale immédiate pour prévenir de telles catastrophes le conseil des ministres de ce mercredi 5 mars vient de s’y atteler. Des mesures disciplinaires ont été prises qui touchent particulièrement les chinois présentes dans l’orpaillage semi artisanale dans le pays.
Parmi ses mesures du Conseil des ministres on note :
-La suspension immédiate, par les responsables des Collectivités territoriales, des permis d’exploitation des mines artisanales octroyés à des personnes de nationalité étrangère.
-L’abrogation des actes de nomination des responsables administratifs directement impliqués dans la survenance des incidents. Sont concernés les Préfets, Sous-préfets, responsables des forces de sécurité (Police, Gendarmerie, Garde), services locaux des Eaux et forêts, services d’assainissement et du contrôle des Pollutions et des Nuisances, service subrégional de la Géologie et des Mines.
-Mettre fin à la possibilité de transactions dans le domaine environnemental.
-Faciliter la récupération des équipements utilisés dans l’orpaillage illégal, afin de les intégrer au patrimoine de l’État.
-Le lancement de la procédure de dissolution du Conseil municipal de Dabia.
Selon Bamako, ces es mesures éradiquer les pratiques illégales et dangereuses dans le secteur de l’orpaillage. Par ailleurs ces décisions devraient permettre de garantir la sécurité des travailleurs, de protéger l’environnement et de promouvoir une exploitation minière responsable.
Youssouf Sériba(lesechosduniger.com)

