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Insécurité: 16 civils tués dans des attaques armées dans le département de Dioundou (Dosso)

image d'illustration

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(Echos du Niger 1er mars) Au moins seize (16) personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans deux attaques menées par des individus armés, entre le 22 et le 24 février 2025, dans les villages de Toumbouzawa et Makani, dans le département de Dioundou, région de Dosso. Les assaillants ont également pillé et incendié des maisons et des boutiques avant de disparaitre dans la nature, dans cette zone frontalière du Nigeria et du Bénin, où les attaques ne cessent de se multiplier contre les populations civiles et les positions des FDS.

La situation sécuritaire dans le département de Dioundou, dans la région de Dosso, ne cesse de se dégrader ces derniers temps avec la multiplication des attaques menées par des individus armés non identifiés mais présumés membres des bandes criminels et groupes terroristes qui opèrent dans cette zone frontalière avec le Nigeria et le Bénin. La dernière semaine du mois de février, à l’approche du mois sacré de Ramadan a été particulièrement meurtrière avec des attaques d’envergure contre des villages mais aussi des postes de contrôle des Forces de Défense et de sécurité (FDS).

Dans la nuit du 22 au 23 février, le village de Makani a connu une véritable tragédie avec l’attaque menée par des assaillants armés qui ont réuni d’abord les villageois avant d’ouvrir le feu, tuant sur place quatorze (14) personnes et blessant trois autres dont un grièvement. Au cours de leur forfait, les assaillants ont incendié 36 maisons, 8 boutiques et 6 greniers. Le lendemain, dans la nuit du 24 au 25 février, c’est le village de Toumbouzawa qui a été la cible des assaillants qui ont tués deux (02) personnes et blessant une autre. Là aussi, ils ont mis le feu à plusieurs maisons ce qui a occasionné des dégâts matériels et des pertes d’animaux.

Le jeudi 27 février, c’est le poste de police de Tanda, toujours dans la même zone, qui a été ciblé par des individus armés qui ont saccagé les lieux avant d’y mettre le feu aux engins trouvés sur place.

Dégradation de la situation sécuritaire

Suite à cette tragédie, le Gouverneur de la région, le colonel Alhassane Bana, accompagné des autorités administratives et coutumières ainsi que des responsables des FDS, s’est transporté dans les deux villages où il a transmis aux familles des victimes, les condoléances et compassion des plus autorités du pays à leur tête le Président du CNSP et le Premier ministre. Il a déploré la dégradation de la situation sécuritaire dans cette zone avec la multiplication des attaques avant d’assurer les populations que l’Etat ne lésinera sur aucun moyen pour contenir ces menaces sécuritaires et mettre fin aux exactions des groupes armées qui terrorisent les populations de la zone.

Ces récentes attaques ainsi que celle ayant visées les  postes de police de Tanda et autres villages illustrent le niveau de la dégradation de la situation sécuritaire dans  la région de Dosso. Malgré le déploiement des forces de Défense et de sécurité (FDS) notamment dans le cadre de l’opération “Damissa” dans la zone de Défense n°7, les attaques ne cessent de se multiplier contre des populations civiles, les FDS mais aussi le pipeline d’exportation du pétrole brut nigérien via le Bénin qui passe par la région frontalière du Bénin et du Nigeria. Les assaillants qui proviennent pour la plus part des cas des pays voisins où ils se refugient aussitôt après leur forfait opèrent également dans le “Parc du W”, vers la frontière avec le nord-bénin et le sud-est du Burkina mais aussi du coté du département de Doutchi, comme les commune rurales de Kara Kara, Tanda, dans la même région de Dosso, ainsi que dans le département de Konni (région de Tahoua), à la frontière avec les États fédérés de Kebbi et Sokoto. 

Il y a quelques semaines et face à la multiplication de ces attaques, les autorités nigériennes de transition qui soupçonnent les pays voisins du Nigeria et du Bénin de servir de relai à la France pour déstabiliser le Niger, ont alerté les autorités de ces deux pays avec qui le courant ne passe plus avec Niamey depuis les évènements du 26 juillet 2023 et l’avènement du CNSP au pouvoir.

A.Yacouba.Barma (lesechosduniger.com)

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