(Echos du Niger 19 février) Depuis la montée en puissance du M23 illustrée par la prise de la ville de Goma l’Est de la RDC avec plus de 700 morts selon les médias locaux, le Gouvernement de Félix Tshisekedi cherche des alliés pour faire face au M23. Dans cette quête, Kinshasa cherche à renforcer ses capacités militaires avec l’appui de partenaires dans la région et c’est sur le Tchad qu’il porte son dévolu.
Le 18 février 2025, Didier Mazenga, représentant spécial du président Félix Tshisekedi, s’est rendu à N’Djamena pour une visite de travail. Objectif : obtenir une« aide militaire sous toute forme » afin de contrer la progression du M23.
Pour l’heure aucune annonce officielle n’a été faite par le gouvernement Tchadien qui pourrai bien apporter son soutien à la RDC au risque d’être considéré par le Rwanda comme un belligérant au conflit.
Le soutien de l’armée tchadienne considérée comme une des plus redoutée et respectée dans la région du fait de son expérience dans la guerre et les opérations militaires antiterroristes peut contribuer à ramener la paix dans l’Est du Congo.
A noter que les agissements du M23 ont suscité l’inquiétude de la communauté internationale, en raison des multiples violations des droits de l’homme qui lui sont attribuées. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a dénoncé des exactions, notamment l’exécution sommaire de trois enfants à Bukavu. D’autres attaques ciblées contre des infrastructures civiles, telles que des hôpitaux et des entrepôts humanitaires, ont été signalées. Kinshasa appelle à une réaction ferme de la communauté internationale et exige le retrait immédiat du M23 des zones occupées. De son côté, le Rwanda continue de nier toute implication dans ce conflit, affirmant ne pas soutenir les rebelles et rejetant les accusations portées contre lui.
Alkacir Bako(www.lesechosduniger.com)

