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Ghana : un envoyé spécial auprès de l’AES à quelle fin ?

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Echos du Niger 22 janvier) Le nouveau président Ghanéen John Dramanai Mahama a nommé hier mardi 21 janvier un envoyé spécial auprès de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).

Larry Gbevlo-Lartey puisque c’est de lui qu’il s’agit est un militaire à la retraite et ancien coordonnateur de la sécurité nationale du Ghana. Il est désormais le canal diplomatique entre l’ancien gold coast et la confédération AES. Si ce décret du président ghanéen n’est pas surprenant en soit, il suscite tout de même des interrogations.  Quel objectif vise le Ghana avec la nomination d’un envoyé spécial auprès de l’AES ? Le pays veut-t-il adhérer à la confédération ? Ou veut-il rabibocher celle-ci avec CEDEAO. La mission impossible ?

Officiellement, deux pays avaient mandat pour ce travail : c’est le Togo et le Sénégal. A une semaine de la date buttoir du retrait effectif des pays de l’AES de la CEDEAO, le divorce semble plus que jamais consommé et il est irréversible. A Dakar le 17 janvier dernier pour une visite de travail, John Draman a évoqué la CEDEAO et les enjeux sécuritaire au sahel avec son homologue Djomaye Faye.

Du reste, selon la présidence ghanéen « le rôle de cet envoyé spécial sera de renforcer les relations entre le Ghana et les pays de l’AES ». De ce point de vue l’on peut voir cette action du Ghana comme une démarche qui devrait aboutir à son adhésion à la nouvelle confédération.

A noter qu’avant sa nomination, Larry Gbevlo-Lartey occupait le poste de représentant spécial du président de l’Union africaine chargé de la coopération antiterroriste.

Alkacir Bako

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