Sécurité : les 4 chauffeurs marocains enlevés entre Dori et Téra retrouvés sains et saufs

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(Echos du Niger 21 janvier) Les quatre (04) chauffeurs marocains qui ont été portés disparus samedi dernier entre Dori au Burkina et Téra et Niamey au Niger ont été finalement retrouvés sains et saufs ont annoncé, lundi 20, janvier, des sources diplomatiques ainsi que des organisations professionnelles marocaines. Les 4 chauffeurs qui étaient à bord de trois camions de transport de marchandises ont bravé l’insécurité qui prévalaient dans cette zone frontalière à “à haut risque” en raison des attaques récurrentes des groupes armés terroristes (GAT) qui opèrent dans la zone des 3 frontières. Aucune revendication n’a été faite suite à cette disparition qui a aussitôt enclenchée une véritable mobilisation des canaux diplomatiques et des cellules de crise pour localiser les victimes et parvenir à leur libération dans des conditions pas encore dévoilées.

Aucun détail, ni du coté des autorités marocaines et encore moins des services burkinabés, n’ont officiellement donné des détails sur les circonstances de cette disparition et surtout des conditions de leur libération. Tout juste, les organisations professionnelles et syndicales marocaines ont annoncé, hier lundi, que les quatre (04) transporteurs marocains portés disparus depuis samedi dernier ont été retrouvés sain et sauf. Une information qui a été par la suite confirmée par des sources diplomatiques marocaines où une cellule de crise a été mise en place aussitôt la disparition des chauffeurs et de leur trois (03) camions annoncés. Selon nos informations, les infortunés sont en route pour l’Ambassade du Royaume du Maroc au Niger.

C’est le samedi 18 janvier dernier, aux environs de 10h, que les 4 transporteurs qui voyageaient à bord de 3 camions de marchandises ont été portés disparus, alors qu’ils se trouvaient entre Dori, au Burkina Faso, et Téra, au Niger. Ils avaient bravé les menaces sécuritaires dans cette zone frontalière à “haut risque” où opèrent plusieurs groupes armés terroristes (GAT) notamment la branche sahélienne de l’Etat islamique (EIS). Selon les informations recueillies auprès des syndicats des transporteurs, les transporteurs marocains n’avaient pas eu la patience d’attendre l’escorte militaire, de vigueur sur cet axe depuis presque deux années, pour s’aventurer seuls à traverser la frontière après plusieurs jours d’attente, en direction du Niger, leur destination finale.

Aucune revendication n’a suivi cette disparition dont les contours, tout comme celle de leur libération, restent encore une véritable zone d’ombre. Tout ce qui a filtré jusque-là, c’est que depuis leur disparition, les services diplomatiques marocains, burkinabés et nigériens se sont mobilisés pour les localiser et une cellule de crise a été mise en place au Maroc où les agents des services compétents ont étroitement collaboré avec les responsables des syndicats et organisations professionnelles des transporteurs et acteurs de la chaine logistique du Royaume. Des canaux officieux ont été aussi activés et après 48h de mobilisation, les 4 transporteurs ont été retrouvés. Ce n’est pas la premire fois que des marocains font l’objet d’un enlèvement dans cette zone. En avril 2023 deux cyclotouristes marocains, avaient été enlevé à la frontière entre le Burkina Faso et le Niger avant d’être libérer par leurs ravisseurs en mai quelques semaines plu tard.

Zone à haut risque pour les transporteurs à destination du Niger

Il faut dire que le Maroc entretient de très bonnes relations avec les autorités de transition du Niger et du Burkina Faso, une dynamique de coopération qui se reflètent au niveau des services diplomatiques et aussi, et surtout de renseignement, ce qui a de toute évidence, facilité les recherches et abouti à ce dénouement heureux de cette affaire, dans un temps relativement record au regard du contexte d’insécurité ambiant dans la zone. En dépit des menaces sécuritaires et de la multiplication des attaques terroristes, le corridor qui passe par Dori et Téra constitue actuellement la principale porte d’entrée des marchandises au Niger. L’autre qui passe par Ayerou et Tillabéri, en provenance du Mali, est depuis fort longtemps très exposé aux attaques et la frontière avec le Bénin est toujours maintenue fermée. C’est, en effet, par l’axe Dori-Téra que passent les camions de marchandises en provenance du port de Lomé mais aussi des transporteurs marocains qui doivent subir les affres d’un long périple, passant par la Mauritanie, le Sénégal, le Mali puis le Burkina Faso et enfin le Niger. Sauf qu’en raison des risques sécuritaires sur cet axe et en dépit du coût supplémentaire que cela suppose ainsi que le délai assez souvent long d’attente, l’escorte militaire est de mise pour pouvoir traverser cette zone où plusieurs attaques, parfois meurtrières, ont été enregistrés ces derniers temps, contre les camions de marchandises à destination du Niger.

A.Yacouba Barma

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