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Art culinaire : l’Attiéké entre au patrimoine culturel immatériel de l’humanité (UNESCO)

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(Les Echos du Niger 5 déc) L’Attiéké, le succulent et célèbre plat culinaire ivoirien, fait à base de farine de manioc (Gari), est désormais inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité à l’occasion de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui se déroule au Paraguay. La Côte d’Ivoire avait inscrit « Les savoir-faire liées à la fabrication de l’Attiéké» sur la liste validée par le Comité et aujourd’hui, ce symbole de l’art culinaire ivoirien qui transcende les frontières du pays avec plusieurs variantes représente une part du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Comme avant lui le Tchep sénégalais ou le Couscous maghrébin.

L’attiéké est non seulement un pilier de l’alimentation quotidienne en Côte d’Ivoire, mais il joue également un rôle crucial dans les cérémonies telles que les mariages, les baptêmes et les funérailles dans le pays. Sa préparation implique plusieurs étapes précises, notamment la fermentation du manioc, son broyage, et sa cuisson à la vapeur.

Attiéké en production par une start-up Abidjan

En plus de sa valeur culturelle, l’attiéké contribue à l’autonomie financière et à l’intégration sociale des femmes qui sont au cœur de sa production. Cette reconnaissance internationale pourrait également encourager le tourisme gastronomique et soutenir les producteurs locaux.

A noter que l’histoire de l’Attiéké est aussi l’histoire de la diaspora nigérienne en Côte d’Ivoire. Selon Kabirou Mamane un patriarche originaire de la région Tahoua basé à Abidjan depuis plus de 40 ans, les nigériens on beaucoup contribué à cette consécration. « Plus de 70% de ceux qui font le commerce de l’Attiéké aujourd’hui à Abidjan sont originaires du Niger et ils ont durant plusieurs années, magnifié et valoriser la façon de cuisiner ce plat en lui donnant une saveur inégalée » explique l’ivoiro-nigérien qui rappelle que « une variante de l’Attiéké est connue sous le nom de Garba mais très peu ignore que c’est en lien avec les nigériens qui se sont spécialisés dans le commerce de ce plat dans les rues de Yopougon, Marcori, et un peu partout à Abidjan et dans le reste du pays » a-t-il déclaré non sans fiérté.

Youssouf Sériba

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