Sécurité : les États du nord du Nigéria s’inquiètent suite à l’évasion de Koutoukalé

Actualité Coopération Sécurité

(Les Echos du Niger 22 juillet) Même si la prison de Koutoukalé se trouve à plus de 1000 kilomètres de la frontière entre le Niger et le Nigéria, les autorités de ce pays ont mis en place une série de mesures pour éviter que les terroristes échappés de cette prison de haute sécurité ne passent de l’autre côté. Le commandement militaire de l’État du Niger (au Nigeria) a ainsi renforcé sa présence et intensifié ses patrouilles aux postes-frontière avec la République du Niger dès les toutes premières heures ayant suivie l’évasion.

Il ne s’agit pas d’une initiative isolée. La mesure a été prise suite à une note ordonnant aux commandements de l’État du Niger d’intensifier et d’augmenter leurs patrouilles dans les villes frontalières. Le Niger veut éviter que certains terroristes notoires qui se sont évadés de Koutoucalé ne trouvent refuge au Nigéria. Le Contrôleur général du NIS, Kemi Nana Nandap, a imposé aux agents d’immigration au sein des communautés frontalières d’être en alerte pour restreindre les mouvements de visages inhabituels dans les zones frontalières.

Le responsable des relations publiques du Commandement de l’État du Niger, Malam Mukhtar Abubakar, a indiqué que les agents en patrouille frontalière ont été placés en alerte rouge. Le communiqué a précisé que le NIS a reçu des renseignements crédibles selon lesquels à la suite de l’évasion de la prison de Koutoucalé, certains groupes terroristes pourraient infiltrer les communautés frontalières.

Dans la même optique, le site d’information en ligne Koaci a indiqué qu’une source au Nigéria a conseillé aux populations qu’eu égard à la décision prise par le Service d’immigration, «elles doivent être prudentes lors de lembauche de personnel domestique, car certains de ces criminels peuvent tenter de chercher un emploi de gardien ou de chauffeur en prétendant être des Nigérians».

De leur côté, les autorités nigériennes affirment avoir capturé la majorité des évadés de cette prison de haute sécurité située à Tillabéry sans précision statistique. En clair, aucun détail n’a été donné sur le nombre de prisonniers qui sont retournés en cellule. Plusieurs médias avaient avancé le nombre de 200 prisonniers évadés. Le chiffre n’a pas été confirmé par le gouvernement. Jusqu’à présent, les circonstances dans lesquelles s’est produite cette évasion massive demeurent un mystère.

Mawulolo Ahlijah