Politique : la Cedeao est décidée à faire barrage au coup d’État 

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(Les Echos du Niger 4 juillet) La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest est décidée à ne plus permettre à ce que des coups d’État se tiennent dans l’espace communautaire. Une réunion des ministres de la Défense et des ministres des Finances s’est tenue le 27 juin 2024 à Abuja en ce sens. Le but de la réunion était d’explorer les options de financement pour activer une force régionale afin de lutter contre le terrorisme et de rétablir l’ordre constitutionnel.

Omar Alieu Touray, le président de la Commission de la Cedeao a souligné dans son allocution à l’ouverture de cette reuinion l’urgence de mobiliser des ressources internes pour « soutenir la force régionale de lutte contre le terrorisme, suivant les directives de l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la Cedeao ». La situation sécuritaire au Sahel et la nécessité d’efforts collectifs pour combattre le terrorisme ont été aussi évoquées par l’homme. 

Dans les détails, Omar Touray a préconisé une approche graduelle dans la mise en place de la force régionale. Il a proposé qu’une brigade de 1 500 hommes et un poste de commandement soient mis en place dans un premier temps. Le Comité des chefs d’État-major des armées en présentant ses conclusions de la rencontre qui s’est tenue en 2023 à Bissau est allé plus loin.

Plénière de la réunion du 27 juin

Pour les chefs des armées des pays de l’Afrique de l’Ouest, une brigade de 5 000 hommes à déployer par étapes est la meilleure des solutions. À l’issue des discussions qui ont porté sur la mobilisation des ressources, il a été décidé qu’une petite équipe sera mise en place en vue du pilotage.

Muhammad Badaru Musa, ministre de la Défense du Nigeria(voir photo) a mis l’accent sur l’importance de la coopération. « Notre tâche aujourd’hui est de mobiliser les ressources nécessaires pour financer notre plan d’action régional contre le terrorisme. Travaillons ensemble avec détermination et unité d’objectif pour atteindre notre but commun d’une région de la Cedeao plus sûre et plus sécurisée. » a-t-il déclaré.

Rien n’a été dit sur le premier théâtre d’intervention de cette force. Néanmoins, la zone sahélienne qui n’appartient pourtant plus à la Cédéao depuis le retrait du Niger, du Mali et du Burkina a été au centre des échanges. Toutefois l’on pourrait se poser la question : la CEDEAO a-t-elle enfin compris l’urgence de solutionner les problèmes qui plombent l’intégration en combattant le mal à la racine ? L’avenir nous le  dira.

Youssouf Sériba

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