Site icon

Niger : vers une levée des sanctions américaines ?

Publicités

(Les Echos du Niger  15 déc.)La secrétaire d’État adjointe aux affaires africaines, Molly Phee, a déclaré après avoir rencontré les principaux dirigeants du CNSP que les Etats-Unis ont l’intention de reprendre leur coopération en matière de sécurité et de développement avec le Niger à condition que ce pays prenne des mesures pour rétablir la démocratie. La déclaration a été faite ce 13 décembre.

« Au cours de nos discussions, j’ai confirmé l’intention des États-Unis de reprendre la coopération en matière de sécurité et de développement par étapes, réciproquement, à mesure que le CNSP prend des mesures », a déclaré Mme Phee lors d’une conférence de presse à Niamey, la capitale nigérienne.

Le Niger a été un allié important dans la lutte de Washington contre les insurgés islamistes qui s’attaquent au pays depuis 2015. Les États-Unis, comme la France et d’autres partenaires occidentaux, ont interrompu leur aide au Niger après le coup d’État militaire. Mais les USA ont choisi de ne pas retirer leurs troupes de peur que le pays ne devienne un nouveau point d’appui pour la Russie dans la région.

Au cours de la dernière décennie, les troupes américaines ont formé les forces nigériennes à la lutte contre le terrorisme et ont géré deux bases militaires, dont l’une mène des missions de drones contre l’État islamique et une filiale d’Al-Qaïda dans la région.

« J’ai dit clairement au CNSP que nous voulions redevenir un bon partenaire, mais que le CNSP devait être un bon partenaire des États-Unis », a déclaré Mme Phee.

Mme Phee a déclaré qu’elle avait exhorté la junte à répondre positivement à une offre de négociations de haut niveau avec le bloc ouest-africain de la CEDEAO, qui a déclaré dimanche qu’il assouplirait les sanctions contre le Niger si les pourparlers avec les chefs militaires se déroulaient bien.

Elle a également déclaré que les États-Unis espéraient parvenir à une « résolution satisfaisante » concernant le statut de l’ancien président Mohamed Bazoum et de sa famille, qui sont assignés à résidence depuis le coup d’État.

Cette sortie de Mme Phee intervient quelques jours après qu’une forte délégation Russe soit arrivée à Niamey en provenance de Bamako pour discuter d’un renforcement de la coopération militaire entre les deux pays.  Le pays va-t-il devenir le théâtre d’un nouvel affrontement entre grandes puissances ?

Youssouf Sériba

Quitter la version mobile