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Diplomatie : le général Tiani, chef de l’État, attendue à Bamako

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(Les Échos du Niger 23 nov.) Une certaine opinion lui reproche de ne pas être un chef d’État de terrain, celui qui va au contact de son peuple. Et pourtant le général de brigade Abdourahamane Tiani, patron du CNSP, montre par ces quelques apparitions publiques qu’il est bien celui qui tient les rênes du pays en cette période de transition. Et pour sa première sortie hors du pays, le chef de l’État se rendra à Bamako, la capitale malienne dans le cadre d’une visite d’amitié ce jeudi.

Si le programme de ce déplacement n’a pas été rendu public, une rencontre entre le général Tiani et son homologue Assimi Goita est à l’ordre du jour. Les deux hommes devraient parler des questions de paix et de sécurité ainsi que des défis sécuritaires auxquels leurs deux pays sont confrontés en raison des groupes djihadistes. La libération de Kidal sera évoquée d’autant plus que les troupes nigériennes et burkinabés ont apporté une contribution significative à cette victoire sur les rebelles de l’Azawad.

Au-delà des questions sécuritaires, la situation de la coopération économique entre le Niger et le Mali sera aussi abordée. Cette coopération a sérieusement souffert de la dégradation des relations entre le gouvernement de transition du Mali et le régime de Mohamed Bazoum. Elle a repris depuis le 26 juillet.

Cette visite du général Tiani au Mali se déroule alors que le président ivoirien Alassane Ouattara, grand adversaire des régimes de transition malien et nigérien est en visite à Paris pour discuter avec le président français Emmanuel Macron de la situation au Sahel. Dans leur communication finale, les deux chefs d’États qui avaient défendu l’option de l’intervention militaire contre le CNSP ont indiqué que la libération du président Bazoum est le préalable à toute discussion avec le CNSP.

À Niamey, une bonne partie de la population est convaincue que les présidents français et ivoirien ont remis sur la table l’éventualité d’une intervention armée contre les gouvernements de transition malienne et nigérienne surtout avec la récente visite de Guillaume Soro, l’opposant numéro 1 d’Alassane Ouattara au Niger. Ce dernier a été reçu par le général Taini avec qui, il a affirmé avoir eu une longue et fructueuse discussion.

Le voyage du chef de l’État nigérien pourrait donc être une réponse à ce qui se trame à Paris. Une discussion avec le président Goita devrait permettre de mieux se préparer à d’éventuels actes de déstabilisation.

Mawulolo Ahlihah

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