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L’UASTM lance un département Entreprenariat Agricole et Alimentaire

© Uastm

Par Youssouf Sériba

L’Université Africaine des Sciences Sociales Techniques et Médicales (UASTM), a lancé ce samedi 22 mai l’ouverture d’un département Entreprenariat agricole et alimentaire. Comme une profession de foie, l’UASTM a lancé les activités de ce nouveau département par un déjeuner débat autour du thème « Innovation dans l’agro entrepreneuriat ». Cet échange, qui a réuni le gratin des jeunes entrepreneurs qui font de l’agrobusiness a eu comme facilitateur Jean François Grongnet agronome à l’agro Campus de Rennes en France et AbdoulKader Issoufou, agronome responsable des licences en agronomie à l’UASTM. Il ressort de ces échanges que la formation et le difficile accès au financement notamment bancaire freinent la transformation et l’exportation des produits en souffrance au Niger. Les institutions et les banques qui financent le secteur posent des conditions inaccessibles aux jeunes entrepreneurs, d’après Zeinabou Hamani, chargée de promotion de l’entreprenariat agricole à Agriprofocus.

Zeinabou Hamani

« Quand un jeune entrepreneur se présente auprès d’une banque, la première des choses qu’on lui demande, c’est une garantie (terre). On sait que les jeunes ne sont pas détenteurs de terres au Niger », déplore-t-elle. Cette anomalie devrait être corrigée, selon elle, pour booster la transformation et l’exportation qui ont un impact direct sur le PIB. Outre le problème d’accès au financement, les jeunes entrepreneurs manquent de formation qualifiée, relève-t-on. L’ouverture de la filière « Entrepreneuriat agricole et alimentaire » vient pallier ce déficit. De fait, elle vise à « former des jeunes qui puissent réfléchir et travailler de manière intellectuelle dans la transformation, la production et la commercialisation des produits locaux » souligne Boris Segbenou, fondateur de l’UASTM. En dépit de ces difficultés, certains jeunes entrepreneurs font preuve de persévérance et réussissent, comme Boureima Maïmouna.

Boureima Maïmouna, une success story

Géographe de formation, Boureima Maïmouna fait partie de la toute première cohorte de l’incubateur de l’Université Abdou Moumouni de Niamey. Fondatrice de la ferme pastorale Hazagou, cette jeune dame a su exceller dans l’élevage de vaches et la production laitière. En 10 ans de parcours, elle a réussi à s’imposer sur le marché sous-régional, en exportant plus de 2000 têtes de vaches laitières vers le Burkina Faso, le Sénégal, la Cote d’Ivoire et le Mali, témoigne la jeune entrepreneure. Pourtant, elle n’a pas connu de débuts aisés.

Maïmouna Boureïma

Comme tout jeune, elle aussi buté sur le problème de financement, « Etant jeune, limitée par les contraintes de garanties, j’ai pris mon mal en patience en intégrant le service civique. Avec un salaire de 50 000 fcfa, j’ai fait une tontine pour constituer un fonds. J’ai alors lancé Hazagou avec 9 moutons et un petit enclos », confie Maïmouna Boureima, interrogée par Niameyetles2jours.

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